La nuit d'Osiris

Issue de nouveaux cauchemars qu'il avait faits, Cian me confia l'impression qu'il en avait. Il me dit que certaines de ses amies avaient, sans le savoir, autant de pouvoir que la déesse Isis et cela lui avait inspiré le poème étrange que voici et dans lequel il est Osiris :

Un amour sans fin - Image 21 - La honte

Ce dessin est le dernier de la série "Un amour sans fin" que je publie dans le cadre de ce blog pour ne pas dévoiler la fin de l'histoire. J'espère la publier en entier sous la forme d'une vraie bande dessinée.

Un amour sans fin - Image 18 - Le désespoir


Pour réaliser ce dessin j'ai complètement copié l'attitude et l'émotion d'une petite fille rescapée de la guerre à Falloujah en Irak et qui m'avait déjà inspiré un texte (Le sourire assassiné). J'y pense souvent et c'est un hommage sincère et honteux que je lui rends.

Afin de ne pas complètement dévoiler l'histoire de "Un amour sans fin" tant qu'elle n'est pas définitivement achevée, je ne publierai plus toutes les images.

Un amour sans fin - Images 12-13-14

"Tiens, c'est pour toi !" Elle s'arrête, un peu surprise, prend le dessin en souriant et le regarde quelques secondes.

La plage

Cian me raconta une balade au bord de la mer avec Boann, sa compagne. Un moment troublant qui ne lui permit pas de trouver la sérénité escomptée. Il semblait inquiet, persuadé que la maladie rôdait autour de lui. Il m'en parla ainsi :

"Bien que j'aime y aller, c'est étrange comme l'atmosphère de la plage hors saison me ramène souvent à l'idée de la mort. Boann, elle, évoque plutôt la mélancolie. C'est peut-être dû à l'immensité de la mer, insondable, infatigable; au bruit des vagues, lancinant et hypnotique, qui atténue tout, semble tout mettre à distance; au vent qui porte et emporte les voix, les aboiements, les cris des enfants et des goélands. Je m'y enfonce lentement comme dans des sables mouvants, avec une sensation d'impuissance et de doux écœurement.

Pas fâchée

Il fallut près d'un mois à Cian pour traverser un long tunnel qu'il me décrivit lui-même comme une période de "gris actif" pendant laquelle il s'occupait de paperasse, de rendez-vous, de choses dites sérieuses, mais complètement dénuées de sensations, d'émotions et de sincérité. Il n'était réceptif à rien, et son art s'était évanoui.

"Comment imaginer des voiles si aucun vent ne souffle ?" me dit-il en ce temps détestable. Il en voulait à tout le monde, retrouvant une agressivité oubliée, se coupait de tous, semblant renoncer à tout ce qui l'animait vraiment...

Un amour sans fin - Image 4

"Quand il est certain d'avoir fini, sachant que sa mère n'est pas dans la maison, il se précipite vers la porte d'entrée..."

Comment les artistes représentent la dépression / How artists represent depression

Un jour Cian avait tenté de donner une image de ses crises en utilisant la chute comme comparaison, mais il se rendait compte que ce parallèle était peu satisfaisant, trop simplificateur. Comment expliquer mieux la complexité vécue de la dépression ?

Mise à jour : 12/01/2018

La chute au ralenti

Un jour, Cian me confia cette conversation qu'il avait eu avec Boann, sa femme.

Elle lui posa très gentiment et très sincèrement cette question : "Quand tu es en crise et que... tu songes à la mort, est-ce que l'idée que tes enfants et moi-même nous t'aimons n'est pas... suffisante pour repousser cette pensée ? Imagines-tu la peine que tu nous ferais si tu disparaissais ?"

Cian hésita longtemps avant de répondre calmement :

Un amour sans fin - images 2 et 3


"Il s'applique en pensant à sa mère et au plaisir qu'elle aura en recevant ce dessin. Il est rempli d'espoir aussi, puisque tout ce qu'il espère en retour c'est ce dont il a besoin, de l'amour et de la reconnaissance."

Un amour sans fin - 3 (détail)

Voici, dans le cadre de "Un amour sans fin" une partie de la troisième image que je ne vais pas tarder à publier.

Un amour sans fin - image 1


Un jour Cian me confia une histoire qui me bouleversa, un cauchemar éveillé qui avait envahi sa réalité et dont il peinait à sortir. Il me la raconta simplement, avec beaucoup d'émotion, et lorsqu'il eut fini, je décidai de la transcrire sous forme de dessins car en plus des mots, Cian m'avait transmis des images que je ne souhaitais pas garder pour moi; il me semblait y avoir quelque chose d'universel dans ce récit.

Voici donc "Un amour sans fin"...

Je m'aime - Moi non plus

"Je m'aime - Moi non plus" est un tableau numérique qui au départ était simplement un exercice sur la façon de "travailler" la peau avec les personnages de DAZ Studio. Petit à petit, ça a pris de la profondeur et finalement c'est devenu une oeuvre techniquement fouillée et chargée de sens qui a sa place dans le monde selon Cian.

La lettre au Père Noël

Comme presque tous les enfants, Cian aimait dessiner. Noël était bien sûr l'occasion d'écrire au Père Noël, malgré les doutes, et aussi de représenter les jouets tant espérés.

Exalté

Il faut hurler son bonheur
à tue-tête et à toute heure
et tant pis pour les jaloux
qui croupissent en dessous,

Ecrire de somptueux poèmes
qui racontent combien on aime,
Tracer de fabuleux dessins
à faire blêmir tous les saints,

Chanter l'inaltérable amitié
à travers l'univers entier,
Sculpter à jamais la pure beauté
afin que nul ne puisse en douter.

Christian Dehais
Poèmes du monde selon Cian

Souvenirs de Noël

Alors que nous discutions de Noël et de son aspect franchement mercantile, qui n'est pas nouveau mais qui semble s'aggraver, Cian m'a parlé de ses souvenirs, lorsqu'il avait 6 ou 7 ans et qu'il avait encore un peu de mal à ne plus croire au Père Noël.

Cliona : première apparition

Le Monde de Cian s'agrandit encore du point de vue de la représentation des personnages : après ceux de Shana, Cian et Eridan, voici apparaître le visage de Cliona !

Tu es le goût de la vie - Vue d'en haut

On est toujours dans le "making of" de l'illustration du poème "Tu es le goût de la vie". C'est la même scène issue de DAZ Studio, d'un point de vue plongeant, et sans les objets rajoutés par la suite avec Gimp. J'ai quand même rajouté quelques coups de brosse sous Gimp.

Shana dit non !


Pour les besoins de la nouvelle illustration du poème "Tu es le goût de la vie", j'ai eu l'idée de créer un mug amusant représentant l'humeur de Shana avant qu'elle n'ait bu sa première tasse de café.

Tu es le goût de la vie

Tu es mon café
ma tasse de thé,
ma camomille
à la vanille,

mon verre de coca,
mon verre de vodka.
Tu me donnes goût,
et tu me rends saoul.

La sécheresse

Sécheresse des émotions et des sentiments qui morcelle l'esprit, le fracture et l'éparpille.

Happy Halloween !

A l'occasion d'Halloween, je me suis encore entraîné avec DAZ Studio et Gimp autour du thème du clown un peu plus qu'inquiétant.



L'homme en feu

Bizarre association de gestes et d'idées,
j'ai vu caché dans les nuages
d'un ciel que j'avais photographié,
un homme ou plutôt son visage.

Malgré le risque que j'avais deviné,
j'ai voulu fouiller l'image
la forcer, lui faire avouer
qui était ce sinistre personnage.

Pour cela j'ai dû patiemment utiliser
contraste, noir et blanc et autres trucages :
en fait, le malheureux était en train de brûler
de désir ou peut-être de rage...

Je ne sais vraiment pas quoi penser
de ce drôle de message
que le hasard ou le ciel m'a envoyé :
est-ce un délire ou un présage ?

Est-ce que ce monde est sérieux ?

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

Cette photocomposition assez complexe, à voir en grand donc, est inspirée du "Cri" d'Edvard Munch. C'est une réponse aux personnes qui auraient préféré que je dénonce des atrocités plus graves que la corrida. 
Je crains malheureusement que n'importe lequel d'entre nous ne puisse que hurler son impuissance à rendre ce monde meilleur, tout comme Eridan ici.

L'échange

L'échange

J'veux pas que tu partes comm' ça,
J'veux pas que tu meures déjà.

On t'a donné une gueule d'ange,
mais on t'a pas appris à voler,
alors tu te noies dans les mélanges.

What next ? Bientôt le week-end !

Cette image est la collision entre l'apparition d'Eridan qui a une histoire particulière et la photo "Stairway to Heaven". Le tout donne une atmosphère assez angoissante, mais si on regarde de plus près Eridan n'a pas l'air de s'affoler plus que ça. Faisons-lui confiance !

Stairway to heaven

Inlassablement nous érigions
de pathétiques constructions,
à coup de fric et de fouet,
à coup de béton et d'idées,
rêvant d'atteindre un ciel,
paradis nécessaire et artificiel,
peuplé de dieux inventés,
afin de pouvoir oublier
qu'au souffle de nos paroles,
seule la poussière s'envole.

Le visage d'Eridan

Voilà plus d'un an que j'ai commencé Le Monde selon Cian et voici seulement apparaître le visage d'un troisième personnage, celui d'Eridan, fils de Boann et Cian. J'ai beaucoup de mal à rester concentré sur ce travail de fondation et pourtant j'en ai toujours vraiment envie. L'histoire évolue dans ma tête. Aujourd'hui je dois me réjouir du peu que j'arrive à faire, c'est mieux que rien.

Ce premier portrait d'Eridan est réalisé à la manière du film Blade Runner 2049 dont il emprunte quelques éléments de l'affiche, l'arrière plan et la police de caractères. Ce sont toujours DAZ Studio et Gimp qui m'ont permis d'arriver à ce résultat.

Nous sommes tous ronds !

Notre personnalité n'est pas plus plate que ne l'est la Terre. Comme elle, elle est "ronde", plus exactement sphérique, et pour en connaître la globalité, il faut s'accorder le temps et les moyens d'en faire le tour sans jamais pouvoir la considérer dans sa totalité à un instant donné. 

Tous les systèmes de représentation à plat de la Terre sont faux car ils déforment obligatoirement la réalité. Par conséquent, notre personnalité ne peut pas être appréciée d'un seul coup d’œil sans erreur ni omission.

C'est ce qui fait sa richesse et son mystère puisqu'une partie est toujours invisible, mais ce n'est pas toujours la même, et la partie visible est donc changeante aussi.

Première rencontre

C'est une des images de la première rencontre entre Shana et Cian, un essai,  il y en aura d'autres.

Isabelle H.

Dans la salle d'attente les regards se fuient.
C'est un endroit où l'on ne se fait pas d'amis.
Normal, si on est là c'est qu'on a des ennuis,
un peu trop de mots ou bien pas assez d'oubli.

Record battu

Je ne vais pas me féliciter
de battre certains records.
Celui-là je m'en serais passé :
un mois à faire le mort,
trente longues journées
à me fondre dans le décor.
Toutes ces heures écoulées
à faire ce nouveau sport
donnent envie de crier
que je vis, je vis encore !

40 ans de premiers baisers

Il y a maintenant longtemps
que nous nous connaissons,
Voilà tout juste quarante ans
que nous nous embrassons !

Des années et des années
de petits et grands contacts
comme un tableau en pointillés
à la manière de Paul Signac.

L'ombre de Cian

Cian avait compris l'équation,
trouvé peut-être la parfaite solution
des jardins secrets.

Chacun, réservé pour l'amour
de qui le visiterait un jour,
était merveilleux mais bien caché,

Voilà pourquoi il y a des enfants


"L'envol" est une peinture numérique réalisée avec des personnages de DAZ Studio profondément retravaillés avec Gimp. Elle illustre un poème "Voilà pourquoi il y a des enfants" composé pour les 20 ans de Juna.

"Une chose que savent peu de gens,
c'est un secret évidemment,
en fait, s'il y a des enfants
c'est pour construire les parents,


Envoûté

C'est la première fois que je "dessine" Shana et Cian en même temps. C'est l'instant crucial où Shana envoûte Cian malgré elle.


Cian - étude n°1

Ça faisait un sacré bout de temps que je n'arrivais plus à avancer et voilà que l'envie est revenue grâce à l'énergie positive que certaines personnes savent et acceptent de me donner et sans laquelle je sais maintenant que "Le Monde selon Cian" n'existera pas. Tout s'éclaire à nouveau.

L'artiste

L'artiste perçoit le monde comme une réalité tranchante, une lumière crue qui le blesse ou l'enchante, qu'il restitue au travers du prisme de son cœur, en émotions colorées ou pleines de noirceur.

Le Monde d'Oceliann en entier

Le Monde d'Oceliann est une nouvelle à lire ici, illustrée par cette peinture numérique qui présente 2 parties principales, à gauche le jardin, à droite l'intérieur de la maison.


Le Monde d'Oceliann 2/2

Elle s'ouvre brusquement sur un trou gigantesque et noir qui avale ma vision et réveille ma peur. Le gouffre que je ne sais pas fuir m'attend là, il est juste en face de moi. Il m'appelle, il me veut. Je reste figé quelques fractions de seconde, une éternité. Ce n'est bien sûr que le contraste entre la vive clarté du dehors et l'obscurité de l'intérieur qui m'empêche d'y voir. Encore un grand écart difficile à gérer...

Le Monde d'Oceliann 1/2

Tous les jeudis je me rends dans le monde d'Oceliann. Pour y pénétrer je dois suivre un parcours, quelque chose d'un peu particulier et mystérieux, parfois dangereux, presque initiatique.

D'abord je dois sonner. Par expérience je sais ce que ce geste anodin va provoquer. A l'intérieur, un bruit électrique et affreux, une vrille tympanique, va tétaniser la personne qui me précède et la ferait grincer des dents si mon intrusion acoustique n'était adoucie par la maîtresse du lieu qui va s'excuser gentiment et se lever pour appuyer sur un bouton et libérer l'accès à distance.

Soleil noir - La défaillance

Il y a un an en mai
Eridan tombait
et sans fin depuis
je tombe avec lui.

Incroyablement
Eridan est vivant...
A l'un la chance,
à l'autre la défaillance.

Depuis mon soleil est noir
comme le désespoir,
et tout aussi froid
le vide en moi.

Cian - Le Monde selon Cian



Le sourire assassiné


Elle est filmée parmi d'autres enfants réfugiés, elle, la petite fille au grand sourire. Quand l'homme avec un micro lui demande son nom elle répond qu'elle ne sait pas. Il suppose que c'est parce qu'elle est traumatisée, c'est normal c'est la guerre. En réalité son père lui a répété plusieurs fois, ne dis ton nom à personne, si tu dis ton nom on saura d'où tu viens, ça peut être très dangereux. Si elle dit son nom la petite fille au grand sourire peut mourir, elle ne comprend pas bien pourquoi. Elle ne veut pas mourir, enfin elle a peur d'avoir mal. Alors quand l'homme au micro lui demande son nom elle répond qu'elle ne sait pas, en le regardant droit dans les yeux, avec son grand sourire.

Attendre



Je suis pris dans l'univers gris.
Mes fières amies ne viendront pas,
c'était un rêve, une utopie.
Je dois attendre là.

Rien ne peut émouvoir ma vie.
Mes fières amies ne sont pas là,
c'était un rêve, une folie.
Je vois un soleil sans éclat.

Je ne ressens aucune envie.
Mes fières amies n'existent pas,
c'était un rêve, une maladie.
J'attends la nuit, la voilà.